Des sources saoudiennes interrogent l’identité d’entrée de l’ancien ambassadeur iranien

Des sources saoudiennes interrogent l’identité d’entrée de l’ancien ambassadeur iranien

Des sources saoudiennes ont indiqué à Al Arabiya Net que le nom de Ghazanfar Abadi, ancien ambassadeur iranien au Liban, ne figurait ni dans les registres d’entrée de cette saison du Hajj ni sur les listes de pèlerins. S’il était bien présent, elles estimaient son mode d’entrée inconnu, faute d’enregistrement ou de tampon sous son nom et son statut habituels.

Les informations sur Ghazanfar Roknabadi étaient contradictoires : certains le disaient disparu après la bousculade de Mina, d’autres légèrement blessé. Plus de 750 pèlerins sont morts le premier jour de l’Aïd Al-Adha.

Des responsables iraniens et sa famille ont confirmé qu’il accompagnait les pèlerins. Son frère Morteza a déclaré : « Nous le cherchons depuis jeudi soir, sans résultat. » Son téléphone ne répondait pas aux appels répétés.

À l’inverse, l’analyste Amir Mousavi a affirmé à une agence que ses blessures étaient superficielles. Selon lui, son épouse à Téhéran et son frère à La Mecque avaient confirmé qu’il allait bien et que sa santé n’inquiétait pas.

Le ministère iranien n’avait fait aucun commentaire officiel. Roknabadi fut ambassadeur à Beyrouth de 2010 à 2014 et joua un rôle auprès des partis pour former un gouvernement consensuel. Proche du Hezbollah, il avait survécu au double attentat-suicide contre l’ambassade en 2013.