
Les peshmergas kurdes ont repoussé hier une attaque de Daech aux véhicules piégés contre Sinjar.
Selon une source de leur ministère, le groupe a tenté d’entrer par le secteur Domiz–Sinjar, au nord-ouest de Mossoul.
Les cinq véhicules ont été détruits et leurs conducteurs tués avant d’atteindre Sinjar. Une vingtaine de membres de Daech les accompagnant avec des armes légères ont aussi été tués ; d’autres ont fui vers Tal Afar, à l’ouest de Mossoul. Les peshmergas contrôlaient tous les accès avancés pour empêcher de nouvelles incursions.
La coalition internationale estimait hier qu’environ 700 membres de Daech restaient cachés au centre et à l’est de Ramadi, quelques jours après l’annonce de la victoire irakienne. De vastes secteurs du centre de cette capitale d’Anbar devaient encore être déminés. Le groupe avait pris la ville en mai, et les explosifs retardaient le retour des dizaines de milliers de personnes qui avaient fui vers Bagdad ou ailleurs.
Le capitaine Chance McCraw, du renseignement militaire américain, a estimé à Bagdad qu’il restait 400 combattants au centre de Ramadi et environ 300 plus à l’est, vers Falloujah.
Le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari a réaffirmé son opposition à l’entrée de toute force arabe ou étrangère.
Il a déclaré que l’Irak n’avait aucun accord militaire avec la Turquie ou un autre pays portant atteinte à sa souveraineté.
La souveraineté prime sur tout intérêt, a-t-il insisté, avertissant que plusieurs dossiers avec la Turquie changeraient si les violations continuaient.