L’arrivée des Turcs en Anatolie

L’arrivée des Turcs en Anatolie

Kesik estime que la diffusion des Turcs en Anatolie a commencé après cette bataille et les a conduits jusqu’aux abords d’Ankara, capitale actuelle de la Turquie. Les Seldjoukides ne purent toutefois imposer leur contrôle à certaines régions, notamment Trabzon et ses environs, en raison des attaques répétées des Arméniens et Byzantins, qui s’étaient accordés pour les expulser d’Anatolie.

La principale raison de l’arrivée de Suleiman Shah fut l’occasion offerte par la mort de son oncle Alp Arslan, qui l’avait capturé avec ses frères Mansur, Alp Ilik et Dawlat en 1072. Il s’échappa avec un grand groupe de Turcs du Khorasan vers l’Anatolie et fit de Konya la capitale seldjoukide après l’avoir conquise. L’article donne l’année 1977 pour cette conquête. La ville resta capitale jusqu’à la prise d’Iznik, aux abords de Bursa.

L’État seldjoukide devint si puissant que l’empereur byzantin Nicéphore Botaniatès lui demanda une aide militaire contre son rival Nicéphore Bryenne, qui revendiquait le trône impérial en Anatolie.

Ce fut une occasion exceptionnelle pour Suleiman de conquérir de grandes parties d’Anatolie en échange de son soutien à Botaniatès. Il obtint ainsi de vastes territoires près de la mer de Marmara et au centre de l’Anatolie.

L’État seldjoukide conquit l’Anatolie et contribua à l’arrivée des Turcs. Dans un article de Derin Tarih, l’historien turc Muharrem Kesik lui attribue entièrement la présence turque actuelle dans cette région.

Dans “Suleiman Shah, conquérant de l’Anatolie”, Kesik affirme que l’État seldjoukide fut fondé par Seljuk Bey le 23 mai 1040 en Asie centrale et soumit de vastes parties de cette région. Il décrit ensuite le troisième sultan, Suleiman Shah, partant conquérir l’Anatolie en 1077.

Ses défenses solides firent échouer plusieurs tentatives du sultan avant son entrée en 1077 et la conquête de plusieurs villes. L’article affirme qu’il poursuivit ses efforts jusqu’à sa victoire à la bataille de Manzikert en 1086.