
Abou Bakr Al-Siddiq, Abdullah ibn Othman Al-Taymi Al-Qourachi (50 avant l’Hégire–13 de l’Hégire / 573–634 apr. J.-C.), fut le premier calife bien guidé et l’un des dix promis au Paradis. Conseiller et compagnon du Prophète Mohammed, il l’accompagna lors de l’émigration à Médine. Les sunnites le considèrent comme le meilleur homme après les prophètes et messagers, le compagnon le plus croyant et ascétique, et le plus aimé de Mohammed après son épouse Aïcha. Le titre Al-Siddiq lui fut donné par Mohammed pour sa constante affirmation de la véracité du Prophète.
Il naquit à La Mecque en 573, deux ans et six mois après l’année de l’Éléphant. [1][2] Il faisait partie des riches Qouraychites avant l’islam et accepta sans hésiter l’invitation de Mohammed, devenant le premier homme adulte libre à se convertir. Il l’accompagna à Médine, participa à Badr et à toutes ses campagnes et fut chargé de diriger la prière pendant sa dernière maladie.
Mohammed mourut le lundi 12 Rabi Al-Awwal 11 de l’Hégire, et Abou Bakr reçut l’allégeance comme calife le même jour. Il nomma gouverneurs et juges et envoya les armées. Lorsque de nombreuses tribus renoncèrent à l’islam, il les combattit jusqu’à placer toute la péninsule Arabique sous autorité islamique. Après les guerres de la Ridda, il dirigea les armées vers l’Irak et le Levant, conquérant la majeure partie de l’Irak et une grande partie du Levant. Il mourut le lundi 22 Joumada Al-Akhira 13 de l’Hégire, à soixante-trois ans, et Omar ibn Al-Khattab lui succéda.