Riyad : le différend avec l’Iran ne freinera pas la paix

Riyad : le différend avec l’Iran ne freinera pas la paix

L’Arabie saoudite a demandé au Conseil de sécurité de condamner les attaques contre ses missions diplomatiques à Téhéran et Machhad après l’exécution du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Des procès équitables

Sa mission auprès de l’ONU a déclaré que les 47 personnes exécutées au début de la semaine avaient bénéficié de procès impartiaux et équitables, sans considération de leurs appartenances culturelles, ethniques ou confessionnelles.

Elle a exprimé son profond regret face aux remarques du secrétaire général Ban Ki-moon sur les charges et l’équité des procès, dont celui de Nimr al-Nimr.

Al-Mouallimi a assuré que Riyad continuerait à soutenir sérieusement la paix en Syrie et au Yémen et participerait aux négociations syriennes prévues provisoirement à partir du 25 janvier à Genève sous l’égide de l’ONU.

L’Iran, soutien du président syrien Bachar al-Assad, n’avait pas confirmé sa présence.

Riyad avait rompu ses liens diplomatiques, commerciaux et aériens avec l’Iran après l’assaut de manifestants contre son ambassade à Téhéran à la suite de l’exécution.

Al-Mouallimi a accusé l’Iran d’ingérence dans les affaires saoudiennes et arabes, en violation des règles diplomatiques. Il a ajouté que les relations pourraient être réexaminées si l’Iran renonçait à s’ingérer dans les affaires des autres pays, dont l’Arabie saoudite.