Ayman al-Gamil : son avocat annonce la levée des sanctions

Ayman al-Gamil : son avocat annonce la levée des sanctions

Maître Mohamed Hussein Wahba, l’avocat de l’homme d’affaires Ayman Al-Gamil, impliqué dans l’affaire de corruption du « Ministère de l’Agriculture », a confirmé que les sanctions imposées à son client dans l’affaire de « corruption à grande échelle » seraient levées.

Lors d’une interview téléphonique avec le journaliste Youssef Al-Husseini dans l’émission « Al-Sada Al-Muhtaramun », Wahba a expliqué que le Code pénal stipule que la peine du corrupteur ou de l’intermédiaire sera levée s’il signale l’incident aux autorités ou s’il l’avoue, soulignant qu’il n’y a pas d’affaire de corruption, mais plutôt un problème de lourdeur bureaucratique.

Il a indiqué que l’homme d’affaires Ayman Al-Gamil, accusé dans cette affaire, n’avait pas offert de pot-de-vin pour obtenir un droit qu’il n’avait pas, mais qu’il avait plutôt été victime d’extorsion de la part de responsables du Ministère de l’Agriculture afin de finaliser les démarches administratives pour légaliser sa propriété, soulignant qu’il avait déclaré au parquet que les accusés avaient tenté de lui extorquer de l’argent à plusieurs reprises pour finaliser les documents de légalisation du terrain, et qu’en fin de compte, il leur avait donné ce qu’ils voulaient afin d’obtenir ce qui lui était dû.

Il a ajouté que son client possède tous les documents qui prouvent qu’il est en possession et propriétaire du terrain pour lequel il a demandé la légalisation, soulignant qu’il avait fait plusieurs demandes pour légaliser ce terrain et qu’il avait engagé neuf actions en justice pour obtenir cette légalisation, mais que des obstacles avaient été placés sur son chemin afin de l’extorquer, ajoutant : « Nous sommes confrontés à une affaire d’extorsion, et non de corruption. »

L’avocat de l’homme d’affaires Ayman Al-Gamil a déclaré que son client s’était rendu auprès des autorités compétentes avec tous les documents attestant de la vérité des faits, mais que les autorités compétentes avaient pour objectif d’engager des poursuites contre le ministre et ne se souciaient pas de résoudre le problème de la légalisation du terrain.

Il est à noter que l’homme d’affaires Ayman Al-Gamil avait déposé plusieurs demandes auprès de l’État il y a plusieurs années pour légaliser le terrain qu’il exploitait, qui couvre une superficie de 2 500 feddans à Wadi El Natrun, dans le gouvernorat de Beheira. L’enquête a révélé que, sur cette base, la société « Cairo 3D », spécialisée dans la production agricole et animale, qu’Ayman Al-Gamil représente légalement, avait déposé la demande n° 6844 le 3 mai 2010 auprès du président du conseil d’administration de l’Autorité générale pour les projets de reconstruction et le développement agricole, afin de légaliser sa possession de la zone susmentionnée. La société a versé une somme de 2 millions et cinq cent mille livres égyptiennes par chèque bancaire à l’Autorité, et la société a soumis les documents requis pour procéder aux démarches de légalisation du terrain conformément à la loi. Une inspection sur place et une inspection par télédétection (satellite) ont été effectuées.