
Mercredi, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité une résolution saluant l’accord de Skhirat, signé le 17 décembre dans la banlieue de Rabat, qui vise à former un gouvernement d’entente nationale et à ouvrir la voie au retour de la paix et de la stabilité dans le pays. Il a également exprimé son appréciation pour la contribution du Maroc, qui vise à aider la Libye à surmonter la crise actuelle.
Le Conseil de sécurité a appelé les États membres à fournir une assistance immédiate au « Gouvernement d’entente nationale, à sa demande, afin de lutter contre les menaces à la sécurité en Libye », dans le but d’éliminer les organisations « Daech » et « Ansar al-Charia », ainsi que tout autre individu, groupe ou unité affilié à l’organisation « Al-Qaïda » opérant en Libye. Il a également souligné que le Gouvernement d’entente nationale doit exercer son contrôle sur les armes et les stocks d’armes en Libye de manière sécurisée, et a réaffirmé son soutien unanime au nouveau gouvernement.
La résolution 2259, proposée par la Grande-Bretagne, a réitéré l’appréciation de l’Organisation des Nations Unies pour les contributions visant à trouver une solution à la crise libyenne, et « en particulier, la contribution du Royaume du Maroc, qui a déployé des efforts considérables pour parvenir à des progrès dans la finalisation de l’accord, notamment en accueillant ces réunions ».
Immédiatement après la signature de l’accord de Skhirat, jeudi dernier, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé sa gratitude au roi Mohammed VI du Maroc, ainsi qu’au « gouvernement du Maroc, pour avoir accueilli la cérémonie de signature de l’accord politique entre les parties libyennes, qui vise à former un gouvernement d’unité nationale et à sortir le pays de sa crise ».
En outre, la résolution 2259 a salué la formation du Conseil présidentiel libyen et l’a appelé à former le Gouvernement d’entente nationale « dans les 30 jours », ainsi qu’à prendre les « mesures de sécurité transitoires » nécessaires pour stabiliser la situation en Libye. Les 15 membres ont souligné la nécessité d’installer le nouveau gouvernement « sans délai dans la capitale, Tripoli », afin que la Libye dispose des moyens nécessaires pour assurer la gouvernance et promouvoir la stabilité et le développement économique. Ils ont appelé les États membres, en particulier les pays de la région, à « continuer à faire pression sur les parties libyennes afin qu’elles coopèrent de manière constructive avec le Gouvernement d’entente nationale et les autres institutions concernées par l’accord politique libyen ».