Le ministère de l’Irrigation supprime 6 995 empiétements sur le Nil

Le ministère de l’Irrigation supprime 6 995 empiétements sur le Nil

Le ministère des Ressources en eau et de l’Irrigation a annoncé aujourd’hui la suppression de 6 995 empiétements sur le Nil, sur environ 50 399 cas visés par la campagne nationale de sauvetage du fleuve. Celle-ci avait été lancée le 5 janvier par l’ancien premier ministre Ibrahim Mahlab et le ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation Hossam Maghazi.

Dans un communiqué intitulé « Compteur du sauvetage du Nil », le ministère a indiqué que le secteur de protection du fleuve avait supprimé aujourd’hui douze empiétements dans les gouvernorats de Kafr El-Cheikh, Minya, Sohag et Louxor.

Le ministre a déclaré : « Les équipes d’inspection de tous les gouvernorats continuent de constater les infractions et d’y remédier. Nous sommes déterminés à appliquer le plan de l’État visant à supprimer tous les empiétements sur le Nil, les canaux et les cours d’eau, quel qu’en soit le coût. »

Il a expliqué que la campagne couvrait toutes les régions et tous les gouvernorats le long du Nil et des réseaux d’eau, de l’extrême nord à l’extrême sud, et tous les cas, grands ou petits, sans exception. Il a appelé les contrevenants à faire passer l’intérêt national en premier et à retirer eux-mêmes les installations illégales plutôt que de s’exposer aux conséquences juridiques.

Il a ajouté : « Une ligne téléphonique, le 15116, reçoit les plaintes concernant les empiétements sur le Nil, et les sanctions seront renforcées. Toutes les autorisations des nouveaux établissements et installations situés sur le fleuve seront réexaminées pour vérifier le respect des conditions du ministère nécessaires à leur maintien. Toutes les cages piscicoles illégales seront retirées en coordination avec les autorités compétentes. »

Il a annoncé la suppression de plus de 18 000 empiétements sur les canaux et les drains, précisant que le ministère entreprenait une amélioration qualitative de l’eau à partir d’Assouan, au sud, dans tous les gouvernorats.

Le président Abdel Fattah El-Sissi, plusieurs ministres, responsables et personnalités publiques ont signé le Document du Nil, engagement à préserver le fleuve contre la pollution et les empiétements. Le grand imam Ahmed Al-Tayeb l’a également signé, et plus de trente millions de citoyens devraient participer.

Le document déclare : « Face aux attaques graves contre le Nil, source de vie des Égyptiens, et dans le respect de la Constitution que nous avons tous juré de défendre, qui engage l’État à protéger le fleuve et les droits historiques de l’Égypte, à rationaliser et à optimiser son utilisation, à empêcher le gaspillage et la pollution de ses eaux, et qui garantit à chaque citoyen le droit d’en profiter tout en interdisant les empiétements sur ses rives, je déclare rejoindre le Comité des gardiens du Nil pour le protéger. J’exercerai une surveillance citoyenne, suivrai ses affaires, participerai à la sensibilisation dans le cadre de la campagne nationale et jure de ne pas le polluer ni d’empiéter sur ses rives. »