
Karim al-Nouri, porte-parole des Forces de mobilisation populaire (FMP) en Irak, a dénoncé les accusations selon lesquelles son organisation serait responsable de l’enlèvement de chasseurs qataris. Il a souligné que sa mission principale était de protéger les Irakiens et tous ceux qui visitent leur pays.
Dans un entretien téléphonique avec l’agence allemande dpa depuis Le Caire, il a déclaré : « Chacun doit comprendre que les FMP ne sont pas présentes dans le désert de Samawa, dans la province d’Al-Muthanna, où ces chasseurs ont été enlevés. Les FMP combattent à Ramadi et sont présentes à Salaheddine et Baïji. Cette zone échappe à leur contrôle et elles n’y ont pas de partisans. »
Il a ajouté : « Malheureusement, des bandes criminelles ont pris l’habitude de commettre enlèvements et extorsions au nom des FMP. Nous n’avons pourtant aucun lien avec cette affaire. Au contraire, si nous avions été présents, nous serions intervenus pour empêcher l’enlèvement. Je répète donc que ces accusations sont inacceptables. »
Des médias avaient indiqué que les Qataris disparus dans le sud de l’Irak avaient été enlevés par des hommes affiliés aux brigades Abou al-Fadl al-Abbas, une faction des FMP.
Interrogé sur les négociations menées par intermédiaires par l’organisation Badr, dirigée par Hadi al-Amiri, l’un des principaux dirigeants des FMP, il a répondu : « S’il est là, c’est peut-être pour aider à identifier les ravisseurs et à libérer les otages. Il apporte donc une contribution positive. Il s’agit d’une question humanitaire et morale. »
Il a insisté : « Quelle que soit leur nationalité, qatarie ou autre, ils sont entrés en Irak et sont devenus ses invités. Nous rejetons toute atteinte ou extorsion contre eux et ne tolérerons jamais les auteurs de cet acte. »
Il a assuré que son organisation, si elle disposait d’informations, ne manquerait ni de suivre l’affaire ni de demander des comptes aux responsables de cet acte criminel, provocateur et perturbateur pour la sécurité de l’Irak. Il a toutefois regretté de n’avoir aucune information, l’incident ayant eu lieu dans une vaste zone désertique où les FMP n’étaient pas présentes et dont elles ne connaissaient pas les détails.