Nous sommes tous partenaires

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Paix sur vous et que Dieu vous bénisse. Bravo à ceux qui disent : « Ne touchez pas à notre frère syrien. » Un jour vous, un autre nous : qui peut assurer qu’il ne connaîtra jamais les difficultés de la Syrie ? Personne peut-être. Accueillons bien nos voisins.

Des centaines de jeunes Turcs ont manifesté à Mersin, sur la côte sud, pour demander un bon traitement des Syriens. Leurs pancartes les présentaient comme des frères : « Ne touche pas à mon frère syrien. » Ils ont rappelé que des incidents isolés ne devaient pas justifier des mauvais traitements contre toute une population.

Ils ont demandé d’agir contre les propagateurs de rumeurs nuisibles et de renforcer les liens entre réfugiés et Turcs. Les droits des réfugiés, ont-ils affirmé, sont des droits humains fondamentaux que nul ne peut violer.

Des dizaines de pages Facebook avaient diffusé une prétendue décision présidentielle obligeant les Syriens à vivre dans des camps et à fermer leurs commerces, entre autres mesures jugées injustes. Les sources officielles ont dénoncé un faux destiné à attiser l’hostilité et à exploiter les incidents récents de Gaziantep, qui avaient renforcé les tensions et l’opposition à leur présence.

La Coalition nationale syrienne a déclaré avoir contacté le gouvernement turc, qui a confirmé le caractère entièrement mensonger de ces décisions. Elle a publié un communiqué explicatif.

La veille au soir, une rumeur s’était propagée à Gaziantep par Facebook et SMS, affirmant que l’eau potable avait été empoisonnée et accusant implicitement les Syriens. Certains prétendaient même avoir vu des blessés et des intoxications. La municipalité a dénoncé une rumeur malveillante, rappelant qu’elle n’avait jamais interrompu l’alimentation en eau des foyers.

L’article original invite à suivre la page Facebook principale du site pour des nouvelles rapides, mais ne fournit aucun lien.