
Paix sur vous. Il est temps que les musulmans s’unissent et s’accordent. Assez de sang et de tristesse : ils doivent se rassembler.
Riyad — Al-Quds Al-Arabi : Recep Tayyip Erdogan visitera le Qatar, l’Arabie saoudite et le Koweït la semaine prochaine pour affirmer l’alliance entre la Turquie et ces trois grands États du Golfe.
Selon des sources diplomatiques turques, il commencera par Doha, puis Riyad et le Koweït. Au Qatar, il tiendra des réunions approfondies dans le cadre du Haut Comité stratégique bilatéral.
Des accords économiques, commerciaux et d’investissement devraient être signés en sa présence, renforçant notamment la coopération énergétique et gazière.
Après les accords militaires et sécuritaires de l’année précédente, d’autres sont attendus entre ces deux pays soutenant certaines factions de l’opposition syrienne. Erdogan rencontrera ensuite le roi Salman pour développer la coopération sécuritaire, économique et commerciale, après les décisions prises en marge du G20 en Turquie deux semaines auparavant.
Riyad attend vivement la visite, espérant une pleine entente stratégique et une alliance turco-golfienne face à l’Iran.
Le sommet abordera des dossiers politiques, militaires et sécuritaires, notamment les questions régionales où les positions convergent, surtout la Syrie.
Le développement rapide des relations a multiplié les visites à caractère militaire entre Riyad et Doha d’une part, Ankara de l’autre, avec des accords notamment dans la défense et la sécurité.
Cela se traduit par une coordination sur le terrain concernant le soutien logistique et les armes destinés à l’opposition syrienne armée.
Des diplomates à Riyad prévoient une dimension davantage militaire que politique, en particulier pour la coordination sur la crise syrienne et l’aide aux factions opposantes.
De nouveaux accords pourraient porter notamment sur des usines d’armement communes. La Turquie cherche à diversifier et augmenter ses approvisionnements énergétiques et voit de plus en plus dans le Golfe, première source mondiale d’énergie, son allié le plus solide face aux défis et aux divergences régionales avec d’anciens partenaires, surtout la Russie et l’Iran.
La tournée n’inclut pas les Émirats, qui souhaitent un rôle régional. L’article y voit la froideur des relations avec Ankara : Abou Dhabi soutient fortement l’Égypte, alors hostile à la Turquie, et s’oppose aux Frères musulmans, considérés par Ankara comme des alliés stratégiques.