
La princesse Cristina, sœur du roi d’Espagne, a comparu lundi à l’ouverture de son procès pour fraude. Elle est la première membre de la famille royale à être jugée.
Elle est accusée de complicité dans un détournement, aux côtés de son mari et de 16 autres prévenus, qui nient tous les faits. Âgée de 50 ans, elle risque huit ans de prison si les trois juges la déclarent coupable.
Le procès à Palma embarrasse la famille royale. C’est la première mise en cause pénale de la sœur du roi Felipe depuis le rétablissement de la monarchie dans les années 1970. Des millions d’Espagnols suivent l’affaire.
L’institut sportif Noos, dirigé par son mari, aurait obtenu de gros contrats frauduleux d’administrations locales. L’argent aurait été transféré vers des comptes privés permettant d’échapper à l’impôt. Environ 5,6 millions d’euros de fonds publics auraient été versés à l’institut.
Cristina en était administratrice. Elle possède avec son mari la société immobilière Aizoon, que l’accusation dit avoir servi au blanchiment de l’argent détourné.