
Dans « La Turquie, les Émirats et l’équilibre régional et international », publié par l’Institut égyptien d’études politiques et stratégiques, l’écrivain et analyste politique turc Mehmet Zahid Gul a exposé plusieurs facteurs favorisant la reprise des contacts entre Ankara et Abou Dhabi.
Il a cité les accords stratégiques avec le Qatar fin 2015, le Conseil de coopération stratégique turco-saoudien créé en 2016 et l’amélioration des liens avec le Koweït et Bahreïn. Ces évolutions encouragent, selon lui, les deux gouvernements à dépasser leurs divergences et à construire de solides relations politiques et économiques.
Après sa visite à Abou Dhabi lundi, à l’invitation d’Abdallah ben Zayed Al Nahyane, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a parlé d’un tournant : « Nous avons ouvert une nouvelle page. »
Des analystes estiment que les Émirats perçoivent un affaiblissement du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qu’ils soutiennent depuis son arrivée au pouvoir. D’autres soulignent les efforts saoudiens pour améliorer les relations régionales.
La visite a retenu l’attention turque et arabe, alors que les relations avaient atteint un point bas en raison de différends sur l’Égypte, la Syrie et la Libye.
HuffPost Arabi a relevé qu’elle suivait les visites du roi Salman en Égypte et en Turquie, suscitant des discussions sur un rôle saoudien dans ce rapprochement.