La Turquie prend la tête de la coopération islamique

La Turquie prend la tête de la coopération islamique

Oglu a ajouté que l’Europe, après des guerres ayant parfois duré jusqu’à 300 ans, avait fondé l’Union européenne et unifié sa monnaie en prenant conscience du défi posé par la Chine et l’Inde.

Al-Shayji a approuvé, affirmant qu’un quart de l’humanité ne pouvait rester marginalisé, confronté au vide stratégique, à la pauvreté, à la faim, au terrorisme et à la diabolisation de l’islam.

Il a déclaré que les musulmans, plutôt que les Occidentaux, étaient les principales victimes du terrorisme. Il a aussi évoqué les doubles standards dans sa définition et dans la distinction entre milices et combattants de résistance.

Al-Shayji a salué l’alliance islamique et l’appel turc à créer un Interpol islamique. Selon lui, 99 % des musulmans sont modérés, tandis que le sionisme et certains milieux occidentaux exploitent une petite minorité déviante comme Daech pour diaboliser l’islam.

Il a relevé la froideur entre le roi Salman et le président iranien Hassan Rohani, ainsi qu’entre l’Égypte et la Turquie : Erdogan, président du sommet, n’avait pas serré la main du ministre égyptien Sameh Choukri.

Le chercheur turc Yusuf Katipoglu a reconnu des désaccords entre pays musulmans. Concernant l’absence de poignée de main, il a affirmé que la Turquie avait rempli son rôle d’hôte et remercié l’Égypte pour sa précédente présidence.

Il a toutefois reproché à Choukri de n’avoir pas remercié le pays hôte et d’être parti après son discours, avant la fin de la première journée, ce qu’il a qualifié de manquement au protocole.

Selon lui, la Turquie mesure sa responsabilité à la tête de l’Organisation de la coopération islamique. Avec 57 États membres, elle est la deuxième organisation après l’ONU et doit répondre à de grands défis et à une faible efficacité.

Il a aussi évoqué l’appel d’Erdogan à un bloc islamique capable de résoudre ses problèmes en interne : une autorité d’arbitrage, des décisions allant au-delà des déclarations et des médias modernes.