À propos de l’ail

À propos de l’ail

L’ail est proche de l’oignon. Un hadith recommande à ceux qui en mangent d’en atténuer la force par la cuisson. Un plat contenant de l’ail fut offert au Prophète, qui l’envoya à Abou Ayyoub Al-Ansari. Celui-ci demanda : « Messager de Dieu, tu ne l’aimes pas et tu me l’envoies ? » Il répondit : « Je converse avec ceux avec qui tu ne converses pas. »

Dans le texte de médecine traditionnelle reproduit ici, l’ail est décrit comme chaud et sec au quatrième degré, fortement réchauffant et desséchant. Il serait bénéfique aux constitutions froides ou phlegmatiques et aux personnes considérées à risque de paralysie. Le récit lui attribue de nombreux effets : assécher le sperme, ouvrir les obstructions, disperser les gaz, faciliter la digestion, calmer la soif, relâcher l’intestin et favoriser l’urine. Il le présente comme un antidote aux piqûres venimeuses et aux gonflements froids, et affirme qu’un cataplasme écrasé sur une morsure de serpent ou une piqûre de scorpion extrait le poison. Il lui prête également la capacité de réchauffer le corps, réduire les mucosités et ballonnements, dégager la gorge, préserver la santé, aider lors de changements d’eau potable et contre la toux chronique, et soulager les douleurs thoraciques attribuées au froid. Il précise qu’on peut le manger cru, cuit ou rôti et lui attribue l’expulsion des sangsues de la gorge.

Le texte affirme encore que l’ail écrasé avec vinaigre, sel et miel, appliqué sur une dent cariée, la désagrège et la fait tomber, et qu’il soulage une dent douloureuse. Une quantité de deux dirhams en poids, prise avec de l’eau miellée, expulserait mucosités et vers ; une application avec du miel aiderait les taches cutanées pâles.

Les effets nocifs énumérés sont les maux de tête, les atteintes au cerveau et aux yeux, l’affaiblissement de la vue et de la puissance sexuelle, la soif, la stimulation de la bile et la mauvaise haleine. Selon ce récit, mâcher de la rue supprimerait l’odeur.

L’article indique ensuite que l’allicine aurait prévenu une hypertension pulmonaire modérée chez des rats de laboratoire et contribué à empêcher les caillots en maintenant la fluidité sanguine. Il affirme que douze semaines d’utilisation réduisent le cholestérol de 12 % et les triglycérides de 17 %. Il décrit une substance nommée « albin » comme anticancéreuse et recommande pour cette raison l’ail aux personnes atteintes de cancer. Il ajoute un effet favorable sur la fonction sexuelle masculine. La source s’achève sur l’expression incomplète « glycémie ».