
Le secteur du logement est un moteur au sein de l’administration. Environ 93 % des projets prévus ont été achevés ou ont commencé, le reste devant encore être réalisé.
Le secteur a bénéficié d’un soutien important en 2015, et la différence par rapport aux années précédentes est notable. Il s’est classé en tête pour la mise en œuvre du programme quinquennal dont l’administration était chargée de la gestion et du suivi. Selon les chiffres officiels, près de 93 % de ses projets ont été achevés ou lancés dans le cadre du programme de construction de 3 millions de logements, les projets ne concernant que 87 000 unités devant encore démarrer.
Le logement est une préoccupation centrale pour le gouvernement et la société algériens. Suite à AADL 2, les sites web du ministère du Logement ont enregistré le plus grand nombre de visiteurs, ce qui témoigne d’un vif intérêt du public. Les Algériens considéraient ce programme comme une solution à leur crise du logement, la priorité étant un logement stable, quel que soit son emplacement.
Une analyse de 2015 a révélé que le secteur du logement, de l’urbanisme et des villes était en voie de résoudre la crise du logement en Algérie. Le déficit était tombé à 450 000 unités, contre 3 millions au début du millénaire.
Plus de 273 000 logements livrés en 2015
Plus de 273 000 logements ont été livrés en 2015, un rythme comparable à celui des deux années précédentes. Les chiffres du ministère comprenaient 102 956 logements locatifs publics ou sociaux, 28 891 logements promotionnels aidés et 142 700 logements ruraux.
Les travaux ont également commencé sur 312 519 logements en 2015, dont 67 955 logements ruraux et 44 745 logements locatifs publics. Les dépenses ont atteint 548 milliards de dinars, dont 59 % pour les logements sociaux. Le rapport a également fait état de l’approbation de 1 667 réévaluations de projets, portant sur 303 660 logements, pour un coût de 48 milliards de dinars algériens.
Lors de la réunion d’évaluation des performances du secteur en 2015, le ministre a déclaré : « Nous sommes sur le point de résoudre la crise du logement ; il ne reste plus qu’un déficit de 450 000 unités. » Cela correspondait aux demandes qui étaient restées sans réponse pendant plus de cinq ans. Une fois la crise résolue, le secteur n’aurait plus qu’à gérer la nouvelle demande qui se manifesterait chaque année sur le marché immobilier.
Les protestations des demandeurs AADL
Cette année a également été marquée par des protestations impliquant tous les programmes de logement : LPP (logements promotionnels publics), AADL 1 et 2, et logements sociaux. Des manifestations, des sit-in et des rassemblements ont eu lieu à plusieurs reprises, notamment devant l’agence AADL de Said Hamdine.
La principale revendication était une solution définitive pour les demandeurs AADL de 2001-2002 âgés de plus de 70 ans, qui attendaient depuis environ 13 ans. Des rumeurs circulaient selon lesquelles ils pourraient se voir refuser un logement en raison de leur âge.
Les décisions d’attribution AADL 1 et le choix des sites AADL 2
En 2015, il a été annoncé que les demandeurs AADL 1 recevraient leurs décisions d’attribution le 8 février, tandis que les demandeurs AADL 2 choisiraient les sites de construction le 11 mars 2016. Le secteur a décrit les décisions d’attribution préliminaires comme des documents prouvant la propriété d’un logement par un demandeur, qui seraient transformés en un contrat de logement juridiquement valable.
Le choix électronique des sites pour AADL 2 était prévu pour le 11 mars 2016, les décisions d’attribution préliminaires devant être distribuées le 30 mai de la même année.
En ce qui concerne les logements participatifs subventionnés, le ministre du Logement, Abdelmadjid Tebboune, avait auparavant déclaré qu’un comité du ministère avait mené une enquête approfondie sur les projets de ce programme. Il a constaté que 8 000 projets de construction étaient encore en cours, dont 2 800 sites qui avaient été complètement arrêtés.
Un comité spécial examinait les dossiers des bénéficiaires et devait terminer son travail au début du mois suivant. En fonction de ses décisions, les bénéficiaires rejoindraient soit le programme AADL, soit leurs chantiers seraient relancés et attribués à des entreprises privées.
Pour les logements promotionnels publics, Tebboune a déclaré que le processus se poursuivait et que les décisions d’attribution préliminaires commenceraient à être distribuées à la fin de décembre et au début de janvier. Seuls 12 000 des 46 000 demandeurs avaient payé la deuxième tranche, ce qui indique que ceux qui n’avaient pas payé avaient abandonné leur participation à ce programme.
Les défis de 2015
En 2016, le secteur du logement, de l’urbanisme et des villes s’attendait à ce que le rôle du secteur privé se développe à mesure que les programmes publics diminueraient et se concentreraient principalement sur les groupes à faible revenu.
Afin d’améliorer la gestion locale, le ministre avait récemment publié trois circulaires. Elles exigeaient que les négociations avec les entreprises soient menées collectivement, en évitant les réunions individuelles en tête-à-tête ; que les appels d’offres pour les études soient séparés de ceux pour la construction ; et qu’il soit interdit de regrouper de petits projets en un seul projet afin de l’attribuer à un entrepreneur figurant sur une liste restreinte.
Il a demandé aux responsables de résoudre les problèmes sur les chantiers de logements sociaux en suspens avant la fin du premier semestre 2016, la même date limite étant fixée pour la régularisation du statut des projets de logements publics.
Il a également appelé à une meilleure communication avec les citoyens afin d’accélérer la vente des logements locatifs livrés avant 2004, en affirmant : « Il est inadmissible que les citoyens refusent d’acheter leurs logements alors qu’ils sont proposés à un prix modique. »
Tebboune a donné aux responsables deux mois pour résoudre les problèmes qui entravent le programme de logements ruraux. Il a déclaré que les mesures administratives destinées à faciliter les choses n’avaient pas permis d’améliorer la situation en raison d’une « bureaucratie paralysante ».