
Le porte-parole du Centre de communication sécuritaire du ministère de l’Intérieur s’est exprimé dans le cadre de l’examen de la plainte d’Islam Hassan Ahmed Zeidan Shalaan, 27 ans, ouvrier du pneumatique résidant dans le district de Chibin Al-Qanater. Selon ses déclarations, le plaignant avait été mis en cause dans trois affaires concernant des rixes et des comprimés stupéfiants, et condamné à six mois de prison dans une affaire de rixe. Il présentait la perte de deux phalanges sur deux doigts de la main gauche, des écorchures dans le dos et une contusion à l’abdomen.
Il accusait un officier et son équipe de l’avoir détenu au service des enquêtes du commissariat depuis le mardi 15 décembre, frappé et blessé, puis relâché le jeudi 17 décembre au matin.
Le porte-parole a expliqué qu’un citoyen s’était présenté au commissariat pour témoigner pendant l’examen de la plainte. Alors qu’il achetait des médicaments avec sa femme dans une pharmacie du district, il aurait vu l’intéressé marcher d’un pas instable. Selon l’enquête rapportée par le ministère, celui-ci avait dit à ses proches et amis qu’il était sans emploi, avait absolument besoin de la pension de son père et craignait de la perdre à la mort de sa mère. Il se serait déclaré prêt à se couper les doigts et à se rendre handicapé pour continuer à la percevoir après ce décès.
Le porte-parole a indiqué que des mesures légales de suivi du téléphone, des appels entrants et sortants et de leur localisation avaient établi qu’il avait passé et reçu des appels en plusieurs lieux et à différents moments pendant la période où il disait être détenu au service des enquêtes.
Il a ajouté que, le 21 décembre, lors de son interrogatoire par le parquet et après confrontation aux témoignages, au relevé de son téléphone et aux résultats de l’enquête, le plaignant avait avoué s’être infligé les blessures et avoir inventé l’affaire. Selon ce récit, il aurait accusé l’officier à tort pour conserver la pension de son père et se venger de l’arrestation antérieure de son frère dans une affaire de meurtre. Des mesures légales ont été prises concernant les faits.