Ali ibn Abi Talib

Ali ibn Abi Talib

Paix sur vous. Je vous souhaite bonheur et sécurité. Ceux qui veulent découvrir les nobles compagnons disposent de l’histoire et peuvent étudier leurs vies. Lisons celle d’Ali ibn Abi Talib.

Ali ibn Abi Talib ibn Abd Al-Mouttalib Al-Hachimi Al-Qourachi (13 Rajab 23 avant l’Hégire / 17 mars 599–21 Ramadan 40 de l’Hégire / 27 janvier 661) était cousin, gendre et compagnon de Mohammed, membre de sa famille. La source l’associe également à une tutelle après la mort des parents et du grand-père du Prophète. Les sunnites le considèrent comme le quatrième calife bien guidé et l’un des dix promis au Paradis ; les chiites comme le premier imam.

Il naquit à La Mecque, selon certaines sources historiques à l’intérieur de la Kaaba. [1] Sa mère était Fatima bint Asad Al-Hachimiyya. Il accepta l’islam avant l’Hégire, deuxième ou troisième converti et premier garçon. Il rejoignit Médine trois jours après Mohammed, qui en fit son propre frère lors de l’établissement des liens fraternels entre musulmans et lui donna sa fille Fatima en mariage la deuxième année de l’Hégire.

Ali participa à toutes les campagnes sauf Tabouk, où Mohammed lui confia Médine. [2] Sa force et son habileté contribuèrent aux victoires, notamment au Fossé et à Khaybar. Le Prophète lui fit confiance comme scribe de la révélation, émissaire et conseiller important.

Sa place et ses relations avec les autres compagnons sont discutées entre courants islamiques. Certains pensent que Dieu l’avait choisi comme dépositaire, imam et calife, ce que Mohammed aurait annoncé au sermon de Ghadir. Ils jugent donc le choix d’Abou Bakr contraire à cet enseignement et certaines relations avec les compagnons tendues. D’autres nient cette désignation et voient ces relations comme bonnes et stables. Ces divergences sont présentées comme l’origine du différend sunnite-chiite au fil des siècles.

Ali reçut l’allégeance à Médine en 35 de l’Hégire, soit 656. Ses cinq ans et trois mois de règne furent politiquement instables, mais marqués par un progrès culturel, notamment dans la nouvelle capitale Koufa. Les troubles consécutifs au meurtre d’Othman provoquèrent de nombreuses batailles. Les musulmans se divisèrent entre les partisans d’Ali, calife légitime, et ceux d’Othman réclamant vengeance, dirigés par Mouawiya ibn Abi Soufiane, qu’Ali combattit à Siffin. Aïcha bint Abi Bakr, Talha ibn Oubaydullah et Al-Zoubayr ibn Al-Awwam l’affrontèrent à la bataille du Chameau après un conflit provoqué, selon le récit, par des instigateurs. Les kharijites se révoltèrent également et furent vaincus à Nahrawan. Les groupes hostiles à Ali et à ses politiques furent appelés Nawasib, les kharijites y occupant une place importante dans la source. Il fut tué par Abderrahmane ibn Mouljam en Ramadan 40 de l’Hégire, soit 661.

Ali est connu pour son éloquence et sa sagesse ; de nombreux poèmes et maximes lui sont attribués. Les récits historiques et les hadiths en font un symbole de courage, de force, de justice et d’ascétisme. Il est considéré comme l’un des plus grands savants de son époque, voire le plus grand par les chiites et certains sunnites, dont plusieurs groupes soufis.